Vendredi 25 juillet 2008
Bertrand et Lorraine sont ceux qui restent... Ils sont ceux qui arpentent les couloirs en se posant des questions interdites, se font repérer au kiosque à journaux, parlent trop fort
à la cafétéria, et vont fumer en cachette sur le toit de cet hôpital où leurs conjoints se font soigner… J’imagine que les 14 fidèles lecteurs de ce blog (!) ont déjà dû remarquer mon désamour
croissant pour un cinéma français grincheux et rouillé, comme perclus de rhumatismes créatifs : mise en images indigne, comédiens en roues libres ou vieilles recettes scénaristiques d’artisans
fatigués… Quand ce n’est pas tout ça à la fois ! Heureusement, certaines oeuvres échappent à cette ambiance déprimante et font un pied de nez à la grisaille. Ceux Qui Restent en fait partie. Bien que le sujet ne soit pas d’une folle gaieté – une rencontre dans un service de
cancérologie – la narration fait preuve d’une sobriété travaillée et élégante. Pour son premier film, la comédienne Anne Le Ny réussit le tour de force – un peu comme Almodovar dans Parle Avec Elle – de raconter un drame sans verser dans un mélo appuyé et déplacé. On rit, on pleure aussi, on vit avec ces deux
personnages, génialement interprétés par Emmanuelle Devos et Vincent Lindon. Faisant face à la maladie de leur conjoint, ces deux-là ne seront plus jamais les mêmes. Vous non plus après la vision
de ce film, drôle et grave à la fois.
Par Glopf
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Publié dans : A voir sans hésiter
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Juno McGuff est une jeune fille de 16 ans
qui ne fait rien comme les autres. Et quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé…
En 1902,
La fragile
Federica est si riche que cela l'empêche d'assumer son quotidien: les attentes de son fiancé qui voudrait fonder une famille, le retour inattendu d'un ancien amant, les conflits avec une famille
déconnectée de la réalité et déstabilisée par la mort annoncée du père… Honte à moi : je n’ai pas vu ce film jusqu’au bout. Cela m’arrive très rarement ; je peux quasiment compter mes arrêts de
projection sur les doigts d’une seule main. Dans ce cas, l’explication est simple : je me suis ennuyé. Non pas que le premier film quasi-autobiographique de Valeria Bruni Tedeschi soit
complètement inintéressant. Reconnaissons-lui à demi-mot une interprétation correcte et dans certaines scènes un humour qui fait timidement sourire. Mais, pour parler vite et bien, ce qui ne va
pas, ou plutôt ce qui manque, c’est de la vie ! La mise en scène est terne, sans relief – que quelqu’un apprenne à Valéria l’usage du champ/contre-champ bon sang ! – et le scénario sans envergure
se réduit aux introspections torturées et rasantes d’un petit groupe de trentenaires bourgeois, errant sans passion dans un triangle compris entre St-Germain-des-Prés, Odéon et le Luxembourg. Une
question encore et puis j’arrête : à quel public ce film entend-t-il donc s’adresser ? Sérieusement, qui va s’intéresser aux petits tracas quotidiens d’une riche héritière sans rire ou pire, sans
se sentir insulté ? Pour le magazine Télérama, avec
Le
Thierry
(Denis Podalydès) a quitté la Suisse depuis longtemps lorsqu'il doit y retourner avec Sophie (Emmanuelle Devos), sa compagne, pour les obsèques de sa grand-mère. Là, un héritage inattendu et
important lui est offert à la condition qu'il paraisse capable, aux yeux de sa famille, de renouer avec les valeurs helvétiques… « La moitié de la Suisse est l'enfer, et l'autre moitié le
paradis », disait Voltaire. Dans cet esprit,
Le soir du
réveillon de l'an 2000, Lucie (la belle Géraldine Pailhas) demande à Arthur (Romain Duris) de lui faire un enfant. Lui ne se sent pas prêt à être père. Au cours de la soirée, alors que la fête
bat son plein, Arthur vit une expérience troublante : il se retrouve transporté soixante-dix ans plus tard dans un Paris ensablé. Il fait alors la rencontre d'un vieux monsieur chevelu (Jean-Paul
Belmondo) qui affirme être son fils. Le vieux homme s'efforce alors de convaincre son géniteur de revenir dans le présent et de faire un enfant à Lucie, afin qu’il ne disparaisse pas. Séduisante,
l’histoire de
Bouche à oreille