Mardi 31 janvier 2012
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Une
année dans la vie de quatre bébés. Du jour de leur naissance à leurs premiers pas. Suivre quatre bébés dans quatre pays différents (Namibie, Mongolie, Japon, Etats-Unis), simultanément,
jour après jour, les voir grandir, se développer et découvrir le monde qui les entoure... Voilà l'idée originale d'Alain Chabat qui a produit le film. Joliment réalisé par Thomas Balmés,
BEBES est un joli documentaire, avec de jolis moments qui toucheront le cœur de tous les jolis parents. Taquin,
le film s'autorise même, entre deux bêtises rigolotes et des pleurs de bambins adorables, une attendue mais si jolie critique des pays dits avancés, surprotecteurs et
aseptisés. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ?... Vite, vite, vite, c'est pas le moment de s'agacer avec ce débat - et le film retourne à ses jolies images. RAPPEL
IMPORTANT! BEBES est réservé à un public averti ; certaines scènes sont en effet d'une grande
tendresse. Ou d'un grand ennui, pour les jeunes célibataires sans enfant.
Par Glopf
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Dimanche 22 janvier 2012
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Qui a violé et tué Nana Brik Larsen, jolie lycéenne sans histoires ? A Copenhague, la commissaire Sara Lund a très peu de temps
pour découvrir le meurtrier de la jeune femme. Mais alors que l'enquête semble impliquer un politicien en vue, la brigade criminelle découvre des facettes inattendues de la personnalité de la
victime... Très gros succès d'audience au Danemark, la série The Killing a été diffusé sur Arte en 2010 et est depuis
disponible en DVD (la saison 1 en tout cas) - chaque épisode de la saison couvrant une journée de cette enquête palpitante. Bien écrite, riche en rebondissements et remarquablement jouée
(l'actrice Sofie Grabol en tête), The Killing est une fiction policière de qualité, dans la lignée de
la trilogie Millenium et des enquêtes de Kurt Wallander. C'est
sûr, le ciel gris des pays scandinaves est déjà un polar à lui seul. A déguster bien au chaud, affalé dans son canapé EKTORP, une assiette de boulettes de viandes sauce airelles sur la table
basse.
Par Glopf
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Dimanche 15 janvier 2012
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1989. La batmania envahit les cours
de récréation de l'Hexagone. Même si le phénomène a moins d'importance qu'aux Etats-Unis où le film de Tim Burton fait un carton historique, le logo jaune et noir de la chauve-souris se pose sur
tous les pulls, tous les cartables des collégiens... Plus de vingt ans après, que reste-t-il de ce film-événement? Eh bien tout simplement, un bon film. Il serait en effet dommage de
réduire ce Batman à une seule opération de merchandising – ce qu'il est pourtant - car il offre un spectacle de
qualité que bon nombre de films de super-héros aujourd'hui peinent à proposer (je pense par exemple, au calamiteux IronMan 2). Mais Batman, c'est aussi le film d'une
confirmation ET d'une révélation - les 2 pour le prix d'une. La confirmation d'un grand comédien : Jack Nicholson créé un Joker plus cabot et plus charismatique que jamais. Devant une
telle aisance, on croirait que le personnage du méchant au sourire figé a été créé spécialement pour lui ! Pour une génération de spectateurs, le sourire du Joker restera définitivement le
sien. A côté de cette super-star hilare qui tire avec brio la couverture à lui, le mystérieux Micheal Keaton et la belle Kim Basinger n'existent plus. La révélation du film: le talent
évident du réalisateur Tim Burton qui s'épanouit plan après plan. Malgré la pression artistique et financière qui reposait alors sur ses épaules, le jeune créateur a réussi à placer dans ce
long-métrage calibré un grain de folie et un humour cartoon qui lui sont propres – et qu'il développera ensuite film après film. Les grands thèmes de sa filmographie sont déjà là :
l'étrange, la différence, la noirceur, les créatures fantastiques... Batman, Beetljuice, Jack le squelette, le Joker et Edward aux Mains d'Argent ne sont finalement que
les membres d'une même famille.
Par Glopf
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Dimanche 8 janvier 2012
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Un ingénieur des chemins de fer US et un machiniste vivent une véritable course contre la montre. Les
deux hommes tentent de stopper un train qui transporte des produits toxiques avant que celui-ci ne déraille et ne répande une flaque toxique qui décimera une ville entière... Soyons honnêtes,
Unstoppable n'est pas le film de l'année, ni du mois, pas même celui de la semaine... Mais dans le genre film
catastrophe, le film assure le spectacle. Le réalisateur Mr Tony 'Top Gun' Scott n'a pas pas son pareil pour magnifier ces mastodontes
d'acier lancés à toute blinde sur les voies de la Pennsylvanie. Le métrage a son rythme, soutenu, trépidant, excessif même; certes sans surprise – la faute à des situations et des personnages
archi-convenus – mais sans temps mort non plus. Alors, pourquoi pas ?
Par Glopf
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Dimanche 1 janvier 2012
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18:35
Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils
tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Mais leur timidité maladive ne va pas faciliter les choses... L'histoire est sympathique et amusante, à défaut d'être séduisante et folle
car la mise en scène reste tout le long du film d'une grande... timidité – cela ne dessert pas son propos, bien au contraire, mais nous laisse un peu sur notre faim. Au final, l'atout
premier des Emotifs Anonymes est son duo de premiers rôles absolument parfait. Benoît Poelvoorde et Isabelle Carré composent des personnages d'une drôlerie et d'une finesse enthousiasmantes. Un film mineur pour deux
comédiens majeurs.
Par Glopf
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Dimanche 25 décembre 2011
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Sam Flynn, 27 ans, est le geek de fils de Kevin Flynn (un nom qui parlent aux rares qui ont vu le Tron de 82). Sam Flynn donc, hypra cool genre 'je fais du base juming au p'tit matin depuis mon siège social' mais expert en
nouvelles technologies et le coeur sur la main aussi. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père, il se retrouve aspiré dans ce même monde de programmes redoutables où vit
son père depuis 25 ans... Pour faire bref: simpliste et ennuyeux - la preuve une fois de plus que les plus spectaculaires et les plus coûteux effets visuels (200 millions de
dollars de budget tout de même!) ne remplaceront jamais une solide histoire et des personnages attachants. Car, reconnaissons-le vite fait, à part deux trois scènes
d'action et un univers visuellement recherché, le film déçoit - endort? - par la pauvreté de son écriture et sa distribution fadasse. Même la musique électronique des Daft
Punk ne séduit pas et prolonge les effets de ce cyber-somnifère... Ne perdez pas de temps avec cet ersatz de film d'anticipation, allez voir ailleurs!
Dimanche 18 décembre 2011
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Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis
au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb
est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse
accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu... Avec Inception, le talentueux réalisateur Christoper Nolan (Batman Begins, Insomnia...) prend le pari de concilier les exigences d'un script hautement cérébral, quasi expérimental, avec les objectifs
d'action et de rentabilité du blockbuster hollywoodien. Pari gagné haut la main. Dès la première scène, nous entamons à un rythme étourdissant un voyage à travers les strates du subconscient. Un
peu comme si nous montions à bord de... 'Space Mybrain'. Vous ne connaissez pas encore cette attraction ? C'est irrésistible. Inception est un film magnétique – grâce à sa mise en scène maîtrisée, son script efficace, son casting au top, sa musique puissante - un film
qui vous happe dès les premières images et qui, une fois sorti de la salle, vous laisse cette étrange sensation d'avoir vécu un rêve éveillé. Et pour cause : rarement le rêve au cinéma
n'avait été traité d'une façon aussi novatrice. Comment oublier ces images? Le combat à mains nues en apesanteur, le Paris « retourné », les tours délabrées du final... Je m'arrête
là et vous invite à découvrir rapidement ce formidable film, futur objet de culte. Simple mise en garde : un an après, l'étrange sensation est toujours présente dans mon esprit, vibrante
comme une toupie... Oui, Nolan a réussi son inception.
Par Glopf
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Vendredi 25 juillet 2008
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Bertrand et Lorraine sont ceux qui restent... Ils sont ceux qui arpentent les couloirs en se posant des questions interdites, se font repérer au kiosque à journaux, parlent trop fort
à la cafétéria, et vont fumer en cachette sur le toit de cet hôpital où leurs conjoints se font soigner… J’imagine que les 14 fidèles lecteurs de ce blog (!) ont déjà dû remarquer mon désamour
croissant pour un cinéma français grincheux et rouillé, comme perclus de rhumatismes créatifs : mise en images indigne, comédiens en roues libres ou vieilles recettes scénaristiques d’artisans
fatigués… Quand ce n’est pas tout ça à la fois ! Heureusement, certaines oeuvres échappent à cette ambiance déprimante et font un pied de nez à la grisaille. Ceux Qui Restent en fait partie. Bien que le sujet ne soit pas d’une folle gaieté – une rencontre dans un service de
cancérologie – la narration fait preuve d’une sobriété travaillée et élégante. Pour son premier film, la comédienne Anne Le Ny réussit le tour de force – un peu comme Almodovar dans Parle Avec Elle – de raconter un drame sans verser dans un mélo appuyé et déplacé. On rit, on pleure aussi, on vit avec ces deux
personnages, génialement interprétés par Emmanuelle Devos et Vincent Lindon. Faisant face à la maladie de leur conjoint, ces deux-là ne seront plus jamais les mêmes. Vous non plus après la vision
de ce film, drôle et grave à la fois.
Par Glopf
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Publié dans : A voir sans hésiter
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Lundi 2 juin 2008
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Lorsque le
chercheur d’or noir Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis) entend parler de Little Boston, dont le sous-sol d’après la rumeur regorge de pétrole, il décide d'aller y tenter sa chance et part avec
son fils H.W. Little Boston est une petite communauté californienne, un endroit perdu où chacun lutte pour sa survie et où l'unique distraction est l'église animée par le jeune et charismatique
prêtre Eli Sunday. Entre les deux hommes, le conflit est immédiat... Apre, brûlant, intense, sanglant; ce sont les mots qui qualifient le mieux le dernier film de Paul Thomas Anderson (le
réalisateur de Boogie Nights et de Magnolia). Sans hésiter, un des grands films US de ces dernières années. De la composition hallucinée de Daniel Day-Lewis à la musique entêtante de Jonny Sterwood
(leader du groupe Radiohead), des paysages âpres et brûlants – on y revient – de l’Ouest américain à la mise en scène élégante d’Anderson, le spectacle est brillant, l’émotion puissante. Il y a
du Barry Lyndon dans ce portrait
de chercheur d’or noir, ambitieux et misanthrope. En digne héritier de Kubrick, Anderson s’affranchit des modes et ose des plans-séquences qu’on ne croyait plus possibles en ces temps de cinéma
hollywoodien survolté et inconsistant, gangrené par l’esthétisme du jeu vidéo et les effets criards façon MTV. Les presque trois heures du film passent pourtant si vite, rythmées par les
face-à-faces mémorables entre le pétrolier et le jeune évangéliste. Car les deux hommes sont des vampires des temps modernes et n’entendent pas partager leur territoire et leurs fidèles. C’est
sûr, entre eux, ça va saigner…
Par Glopf
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Publié dans : A voir sans hésiter
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Mardi 13 mai 2008
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20:44
Juno McGuff est une jeune fille de 16 ans
qui ne fait rien comme les autres. Et quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé… Comédie réussie qui prend les idées reçues
à rebrousse-poil. Jamais moralisateur, ni gnangnan, le film réouvre le débat sur les filles-mères et autorise tous les points de vue. Comme son héroïne, il est percutant et tolérant, ouvert à
tous les discours pourvu que l’amour triomphe des convenances. Après le cynique Thank
You For Smoking, le réalisateur Jason Reitman confirme son talent d’agitateur doué.
Par Glopf
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Publié dans : A voir sans hésiter
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BOUCHE A OREILLE