Lundi 2 juin 2008
Lorsque le
chercheur d’or noir Daniel Plainview (Daniel Day-Lewis) entend parler de Little Boston, dont le sous-sol d’après la rumeur regorge de pétrole, il décide d'aller y tenter sa chance et part avec
son fils H.W. Little Boston est une petite communauté californienne, un endroit perdu où chacun lutte pour sa survie et où l'unique distraction est l'église animée par le jeune et charismatique
prêtre Eli Sunday. Entre les deux hommes, le conflit est immédiat... Apre, brûlant, intense, sanglant; ce sont les mots qui qualifient le mieux le dernier film de Paul Thomas Anderson (le
réalisateur de Boogie Nights et de Magnolia). Sans hésiter, un des grands films US de ces dernières années. De la composition hallucinée de Daniel Day-Lewis à la musique entêtante de Jonny Sterwood
(leader du groupe Radiohead), des paysages âpres et brûlants – on y revient – de l’Ouest américain à la mise en scène élégante d’Anderson, le spectacle est brillant, l’émotion puissante. Il y a
du Barry Lyndon dans ce portrait
de chercheur d’or noir, ambitieux et misanthrope. En digne héritier de Kubrick, Anderson s’affranchit des modes et ose des plans-séquences qu’on ne croyait plus possibles en ces temps de cinéma
hollywoodien survolté et inconsistant, gangrené par l’esthétisme du jeu vidéo et les effets criards façon MTV. Les presque trois heures du film passent pourtant si vite, rythmées par les
face-à-faces mémorables entre le pétrolier et le jeune évangéliste. Car les deux hommes sont des vampires des temps modernes et n’entendent pas partager leur territoire et leurs fidèles. C’est
sûr, entre eux, ça va saigner…

Juno McGuff est une jeune fille de 16 ans
qui ne fait rien comme les autres. Et quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé…

En 1902,
La fragile
Federica est si riche que cela l'empêche d'assumer son quotidien: les attentes de son fiancé qui voudrait fonder une famille, le retour inattendu d'un ancien amant, les conflits avec une famille
déconnectée de la réalité et déstabilisée par la mort annoncée du père… Honte à moi : je n’ai pas vu ce film jusqu’au bout. Cela m’arrive très rarement ; je peux quasiment compter mes arrêts de
projection sur les doigts d’une seule main. Dans ce cas, l’explication est simple : je me suis ennuyé. Non pas que le premier film quasi-autobiographique de Valeria Bruni Tedeschi soit
complètement inintéressant. Reconnaissons-lui à demi-mot une interprétation correcte et dans certaines scènes un humour qui fait timidement sourire. Mais, pour parler vite et bien, ce qui ne va
pas, ou plutôt ce qui manque, c’est de la vie ! La mise en scène est terne, sans relief – que quelqu’un apprenne à Valéria l’usage du champ/contre-champ bon sang ! – et le scénario sans envergure
se réduit aux introspections torturées et rasantes d’un petit groupe de trentenaires bourgeois, errant sans passion dans un triangle compris entre St-Germain-des-Prés, Odéon et le Luxembourg. Une
question encore et puis j’arrête : à quel public ce film entend-t-il donc s’adresser ? Sérieusement, qui va s’intéresser aux petits tracas quotidiens d’une riche héritière sans rire ou pire, sans
se sentir insulté ? Pour le magazine Télérama, avec
Le
Thierry
(Denis Podalydès) a quitté la Suisse depuis longtemps lorsqu'il doit y retourner avec Sophie (Emmanuelle Devos), sa compagne, pour les obsèques de sa grand-mère. Là, un héritage inattendu et
important lui est offert à la condition qu'il paraisse capable, aux yeux de sa famille, de renouer avec les valeurs helvétiques… « La moitié de la Suisse est l'enfer, et l'autre moitié le
paradis », disait Voltaire. Dans cet esprit,
Le soir du
réveillon de l'an 2000, Lucie (la belle Géraldine Pailhas) demande à Arthur (Romain Duris) de lui faire un enfant. Lui ne se sent pas prêt à être père. Au cours de la soirée, alors que la fête
bat son plein, Arthur vit une expérience troublante : il se retrouve transporté soixante-dix ans plus tard dans un Paris ensablé. Il fait alors la rencontre d'un vieux monsieur chevelu (Jean-Paul
Belmondo) qui affirme être son fils. Le vieux homme s'efforce alors de convaincre son géniteur de revenir dans le présent et de faire un enfant à Lucie, afin qu’il ne disparaisse pas. Séduisante,
l’histoire de
A l'aube de l'an
2000, la ville de Detroit est la proie du crime et de la corruption. Pour pallier ce terrible état, les services de police inventent une nouvelle arme infaillible: Robocop, 50% homme, 50%
machine, 100% flic. Ce policier des temps modernes a pour mission de sauvegarder la tranquillite de la ville... Voici un autre gros morceau du cinéma des
années 80 :
Bouche à oreille