Partager l'article ! (LE) BARBIER DE SIBERIE: « Qui trop embrasse mal étreint ». Cette maxime pourrait s’appliquer au dernier film du réali ...
B y G l o p f
« Qui trop embrasse mal étreint ». Cette maxime pourrait s’appliquer au dernier film du réalisateur russe Nikita Mikhalkov ("Soleil Trompeur"). En effet, à trop vouloir brasser de destinées, dans la folie de la grande et éternelle Russie du XIXeme, le film perd son souffle assez rapidement. Même l’intrigue principale - l’amour fou entre une aventurière américaine (Julia Ormond) et un jeune cadet de l’armée (Oleg Menchikov) - semble noyée par le flot d’images, d'effets, de farces et de cris. Mikhalkov a visiblement oublié ce qui fait la marque des grands mélodrames: la sobriété. Conséquences fâcheuses de ces excès : d'abord, des aspects historiques importants sont traités trop légèrement (la montée des mouvements révolutionnaires, l’oppression tsariste). Ensuite, certains personnages sont maladroitement mis de côté (ainsi l’inventeur du fameux « Barbier ») quand d'autres sont tout simplement inutiles (le bête sergent instructeur des Marines) ! A défaut de réaliser son « Docteur Jivago », Mikhalkov ne nous offre au final qu’une carte postale de la Russie d’antan, jolie certes mais qui a du mal à nous émouvoir. Reste tout de même quelques beaux moments (la scène du bal, l'arrivée du Tsar dans l’enceinte du Kremlin) et l’interprétation fiévreuse - certains diront outrée - de Oleg Menchikov qui, malgré son âge lors du tournage (38 ans), a su insuffler à son personnage un romantisme adolescent séduisant.
le Barbier de Sibérie est l'un des plus beaux films du réalisateur Nikita Mikhalkov. Chaque scène, chaque paysage, chaque regard est habité par cette si célèbre et à la fois si mystérieuse "Âme Slave" (Russkaya Dugicha)... Je n'ai pas l'impression que vous ayiez vu le même film que moi.... Bez kommentari.
A bon entendeur.