Partager l'article ! (LE) CONCILE DE PIERRE: Jean-Christophe Grangé n’a pas de chance. Alors que ses romans sont devenus des best-sellers, de ceux qu’on ...
B y G l o p f
Jean-Christophe Grangé n’a pas de chance. Alors que ses romans sont devenus des best-sellers, de ceux qu’on aime dévorer allongé sur une plage en été, les adaptations ciné de ces mêmes romans peinent à rester dans nos mémoires de cinéphiles. Oublié le bâclé Rivières Pourpres de Mathieu Kassovitz ! Oublié le calamiteux Empire des Loups de Chris Nahon ! Et il y a fort à parier que ce Concile de Pierre du pourtant talentueux Guillaume Nicloux (Une Affaire Privée) subisse le même sort. Comment expliquer cette guigne ? Car sans être des chefs d’œuvre de la littérature française, les pavés de Grangé offrent de belles possibilités d’adaptation : les personnages sont séduisants et leurs aventures savent entretenir le suspense. Mais, bizarrement, une fois transposés sur grand écran, les récits alertes du romancier prennent du plomb dans l’aile, jouent l’épate avec de coûteux effets de caméra et s’enlisent dans de laborieuses démonstrations para-psychologiques, débités par des comédiens gesticulants et peu inspirés. Qu’on arrête de dire ici ou d’écrire là que Monica Belluci est une grande comédienne ! Suis-je le seul dans ce pays à penser qu’elle joue comme une patate !? Ainsi, dans ce film, elle croit pouvoir exprimer les souffrances de son personnage - en élève appliquée - avec des halètements grossiers et des yeux en permanence écarquillés et pour une fois sans fard. Quel amateurisme ! Le reste de la distribution est au diapason : Sami Bouajila est ailleurs, Elsa Zylberstein irritante au possible et Madame Catherine Deneuve cachetonne (pour payer son dernier lifting ?). Une fois n’est pas coutume, seul le gamin (Nicolas Thau) créé de temps en temps l’émotion dans un film sans âme qui transpire le montage financier. Même la beauté des paysages de Mongolie est passée à la trappe : quelques plans seulement en 1h30 de film… Non, Jean-Christophe Grangé n’a vraiment pas de chance. Nous non plus d’ailleurs.