Partager l'article ! BATMAN: 1989. La batmania envahit les cours de récréation de l'Hexagone. Même si le phénomène a moins d'importance qu'aux Etats-Unis où ...
B y G l o p f
1989. La batmania envahit les cours
de récréation de l'Hexagone. Même si le phénomène a moins d'importance qu'aux Etats-Unis où le film de Tim Burton fait un carton historique, le logo jaune et noir de la chauve-souris se pose sur
tous les pulls, tous les cartables des collégiens... Plus de vingt ans après, que reste-t-il de ce film-événement? Eh bien tout simplement, un bon film. Il serait en effet dommage de
réduire ce Batman à une seule opération de merchandising – ce qu'il est pourtant - car il offre un spectacle de
qualité que bon nombre de films de super-héros aujourd'hui peinent à proposer (je pense par exemple, au calamiteux IronMan 2). Mais Batman, c'est aussi le film d'une
confirmation ET d'une révélation - les 2 pour le prix d'une. La confirmation d'un grand comédien : Jack Nicholson créé un Joker plus cabot et plus charismatique que jamais. Devant une
telle aisance, on croirait que le personnage du méchant au sourire figé a été créé spécialement pour lui ! Pour une génération de spectateurs, le sourire du Joker restera définitivement le
sien. A côté de cette super-star hilare qui tire avec brio la couverture à lui, le mystérieux Micheal Keaton et la belle Kim Basinger n'existent plus. La révélation du film: le talent
évident du réalisateur Tim Burton qui s'épanouit plan après plan. Malgré la pression artistique et financière qui reposait alors sur ses épaules, le jeune créateur a réussi à placer dans ce
long-métrage calibré un grain de folie et un humour cartoon qui lui sont propres – et qu'il développera ensuite film après film. Les grands thèmes de sa filmographie sont déjà là :
l'étrange, la différence, la noirceur, les créatures fantastiques... Batman, Beetljuice, Jack le squelette, le Joker et Edward aux Mains d'Argent ne sont finalement que
les membres d'une même famille.